Les religions traditionnelles partagent le continent avec le Christianisme, Islam, indouisme, (voir la carte) arrivées en Afrique au cours des mille dernières années. Le Christianisme dès le premier siècle, l’Islam est apparu en Afrique de l’Est à partir du VII e siècle car la première « Hijra » (immigration) s’est produite du vivant de Mohamed. L’indouisme au Moyen-Âge.
Culte des ancêtres
Religion traditionnelle, la vie est une marche vers les ancêtres. Jusqu’aux XIX° siècle cette spiritualité ne porte guère à une philosophie progressiste, mais elle tire son influence du respect des anciens, légataire temporel de l’autorité et de la paix sociale.

Gbegoudo (sud-est du pays), trois égoun-goun (revenants) attendent la fin de la cérémonie qui se déroule chez un membre de leur clan.
Totémisme
Attributions des fonctions vitales de la nature à des dieux sculptés qui étaient brulés et remplacés s’ils n’étaient pas compétents dans leurs fonctions. Cette tendance n’est plus qu’un reflet résiduel du passé, du fait des grandes religions monothéistes mondiales, que les colonisations ont « imposées ».

Esprits de la nature
Tous les objets naturels sont supposés avoir un esprit. Ils rendent la nature respectable et digne de dialoguer avec l’homme, de même que leurs sous-produits humains, comme les ponts, l’architecture des habitations, les sources.
Avec le développement urbain et l’extension de l’agriculture, ces religions traditionnelles perdent de leur importance et disparaissent au profit des religions monothéistes.

Conclusion générale
Cette « promenade » dans les jardins fleuris des religions…
C’était une gageure que nous avons essayé de soutenir pour l’intérêt universel des domaines social, culturel et spirituel les plus vastes concernant la quasi-totalité de l’Humanité.
Hors la dispersion des sources, évolutions, importances relatives aux mœurs, évolutions sociologiques à prégnance variable, la nature-même des différentes religions a façonné structurellement les sociétés suivant la plupart de leurs valeurs au point de déterminer chez le « croyant » une conscience sociale et grégaire qui a engendré une typologie des individus et qui a influencé les relations entre croyances différentes, conduisant aux mouvances regrettables, comme le racisme, depuis les guerres interreligieuses, jusqu’aux idées préconçues sur les relations personnelles entre croyants d’obédiences différentes.
Nous espérons que cet essai, dans son intention de présenter les religions dans leurs structures, plus que leurs pratiques, avec humilité et respect, aura levé certains doutes, respectant ainsi la croyance que la source principale des préjugés défavorables reste l’ignorance de l’autre.