30 clefs pour communiquer – P2 §1 : La levée de doute.

Cet article est la partie 13 de 31 de la série 30 clefs pour mieux communiquer

De la communication professionnelle

 

« Tu en fais, une tête ! »

« Ne m’en parle pas ! Je viens, finalement, de me séparer ».

« Tu as bien fait, cette bonne femme couchait avec tout le monde ! ».

« Maaaiiis non ! Je me suis séparé de mon associé ! Pas de ma femme ! ».

Professionnellement, qu’il s’agisse des domaines technique, humain, commercial, on ne doit pas marcher en terrain miné.

La première précaution, toujours, quand la conversation a lieu à distance (avec le téléphone mobile, il est à craindre que ce soit de plus en plus le cas), c’est de s’assurer de l’identité de l’interlocuteur, même si on « reconnaît » sa voix. On a souvent tendance à identifier les appels entrants à ceux qu’on attend : « ça, c’est sûrement Gérard ! » et pour peu que la voix soit légèrement déformée, ou endormie, on attaque : « Eh ben ! Mon salaud, on peut dire que tu t’presses pas pour arriver au boulot ! » L’effet peut ne pas être celui désiré si on vient ainsi d’entamer une conversation avec notre inspecteur des impôts. Expliquer ensuite qu’on l’a pris pour quelqu’un d’autre ne fera qu’aggraver le malaise : on n’aime pas être confondu ! Quant aux gens qui s’annoncent par : « salut ! C’est moi ! », on redouble de prudence : « Ah bon ! je croyais que c’était quelqu’un d’autre ! C’est toi « qui » ? ». Parce qu’on n’est pas les seuls à faire des erreurs. Le « c’est moi » peut avoir eu le pouce distrait et s’être trompé de numéro dans sa troisième liste du quatrième répertoire verrouillé de son mobile.

Dans la communication directe, des situations nombreuses se présentent, selon le même principe, et à quelqu’un qui aborde un sujet de manière vague, du genre : « et maintenant, passons au deuxième sujet qui m’amène », on peut, sans faillir à la courtoisie, demander : « vous voulez parler du dossier Untel ? », plutôt que, pour paraître efficace, émettre un jugement ou prendre une position relatifs à autre chose, qui, pour peu que l’autre ne nous arrête pas, peut tourner au désastre.

Enfin, dans les domaines délicats en affaires (fixation d’un prix, par exemple) le doute est à lever sur les ordres de grandeur. Le vieux principe du « celui qui lance le premier chiffre a perdu » reste valable. Des formules comme « vous aviez prévu un budget pour cette affaire ? », ou « il nous faut bien mesurer toutes les implications, pour éviter des surprises désagréables pour tout le monde », ou encore « peut-être peut-on analyser un peu plus avant sa structure avant de fixer ce prix ?» (analyse qui permettra de voir dans quelles eaux l’autre « nage »).

D’une façon générale, personne ne nous en voudra de vouloir plus de précision pour répondre de manière plus pertinente, alors que les maladresses qu’une situation de doute peut laisser passer sont toujours à redouter.

La clé pour lever le doute : en matière de négociation commerciale, que celui qui énonce le premier un chiffre a perdu ! Naturellement, il en est de même en communication : laissez l’autre déminer le terrain !

30 clefs pour mieux communiquer

30 clefs pour communiquer – §11 : Les milieux de communication. 30 clefs pour communiquer – P2 §2 : Le retour d’information (feed-back).

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