Chaises musicales macro-économiques.

L’époque est propice aux recherches de Co-productivité et d’échanges gagnant-gagnant.

Cette tendance en est encore aux situations de fragiles fiançailles, mais les mécontentements de la base, dans la part des pays producteurs, sont forcément les mêmes, pour d’évidentes raisons géo-démographiques : tirer de la terre – ou des mers – de quoi alimenter huit milliards d’êtres humains ne peut être que le résultat d’ententes harmonieuses

Selon les pays, les climats (et leurs variations), les traditions alimentaires, plus imposées par la logique de production que par les goûts et la richesse relative de leurs consommateurs, le degré de technologie des producteurs et…surtout, les règlementations qui sont génératrices de conflits, du fait de l’ignorance des réalités de production des technocrates gouvernementaux qui les imposent.

Mais tant que l’âme des échanges humains restera la finance et que les déséquilibres de pouvoirs seront bancals du fait des dirigeants politiques plus préoccupés de leur carrière que du bien des peuples, il sera sage de ne pas attendre d’harmonieux miracles.

Dans ce cadre morose, ceux qui subissent le biblique « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » (Genèse 3 :19) nourrissent un monde ingrat, où un clown de télévision gagne en une soirée six mois de leur salaire.

Afin de tirer, vaille que vaille, de quoi nourrir les peuples, c’est un autre dicton, « l’union fait la force » qui prévaut. Ainsi sont nés le Marché Commun en Europe, Mercosur en Amérique du Sud, La Chine et l’Inde s’allient dans l’Organisation Internationale du Commerce… Mais l’Afrique, ou les pays d’Asie centrale sont des « laissés pour compte »

Peut-être serait-il temps d’imaginer d’autres solutions pour ce gigantesque puzzle aux dimensions – et moyens de survie – qui ne fonctionneraient qu’en prenant en compte tous les paramètres visibles.

Un exemple : Un marché de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur est absurde pour l’inégalité des qualités de production, de normes sanitaires et des besoins réciproques des peuples. Essayer d’appliquer les théories Ricardiennes est une démarche vouée à l’échec. Pour l’Europe, acheter des poulets brésiliens pour pouvoir vendre des voitures et des Airbus au Brésil fait tristement sourire.

Mais que le Brésil exporte ses poulets vers l’Afrique – en déficit alimentaire – et que l’Europe prenne part financièrement, aux côtés de l’Afrique pour un tel échange, plutôt que de pérenniser des « aides » à l’Afrique dont la plus grande part nourrit la corruption, serait sensé.

Un examen attentif des productions et des besoins des peuples, si différents pour les climats et la richesse – ou la pauvreté – des terres qu’ils habitent, rend évidents les échanges dans les domaines vitaux, qui, dans certains cas sont d’une simplicité que rejoint le troc… et le clearing pour le reste.

On considère aujourd’hui comme une noble tâche de multiplier les « grand-messes » pour l’écologie et les dommages de climats indomptables, qui sont historiquement la cause d’incommensurables misères. Peut-être qu’un système plus intelligent de répartition des productions au niveau planétaire serait plus efficace que de pallier une quantité médiocre de ces misères en les arrosant d’une fine pluie financière aussi aléatoire pour son emploi qu’insuffisante.

La Terre a de quoi nourrir bien plus que la population actuelle. Elle n’aura jamais de quoi rassasier les prédateurs économico-financiers.

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