Malhonnêteté en public : honte sur le football pourtant innocent.

Il fut un temps où on parlait du sport comme d’une école de rigueur, d’amélioration physique et mentale propre à former des citoyens honorables. Dans la pratique, on retrouvait les chemins de cette formation « d’un esprit sain dans un corps sain ».

J’ai tenté de retrouver cet état de chose dans les matches de football en regardant avec assiduité – un match chaque soir pendant plusieurs semaines – en tout quelques 50 matches joués dans différents pays d’Europe, en choisissant les équipes les plus prestigieuses, afin que mon impression ne soit pas trop entachée de médiocrité technique.

Dès le premier match, j’ai été surpris par le nombre considérable de « fautes personnelles » par brutalité, malgré une certaine complaisance des arbitres qui paraissent aujourd’hui les trouver normales. Cependant, quand il y a excès, les violences sont sanctionnées de « coups francs », qui permettent au sportif lésé de prendre ses aises pour préparer et réaliser son tir, une action unique au mieux des intérêts de son équipe. Ces « coups de pieds arrêtés » sont souvent « payants », donc très recherchés, souvent par des attitudes inélégantes, voir brutales.

Mais ces manœuvres prennent un tour peu honorable, quand une chute est simulée et « l’abominable souffrance » mimée, avec des talents théâtraux inégaux.

Ces singeries sont transparentes et quelques fois comiques. Celui qui prétend avoir été brutalisé « tombe » et roule plusieurs fois sur lui-même, étant entendu que ce « roulement », s’il n’était pas simulé, demanderait une énergie considérable. Le public ne s’y trompe pas et ces simulations de chutes déchaînent des rires et remarques hurlées ironiques.

De plus, ces chutes stratégiques sont pitoyablement toujours les mêmes, quelles que soient les agressions, poussées, croche-pieds, qui les engendrent. On s’attendrait à ce que marcher sur un pied ait un effet énergétique différent d’une poussée de tout le corps percutant à pleine vitesse l’adversaire. On se tromperait, la chute-tricherie ne s’embarrasse pas de telles subtilités physiques : on est touché d’un doigt sur le bras et on s’envole dans un plongeon assez spectaculaire pour attendrir l’arbitre le plus sourcilleux.

Enfin, les qualités d’acteur des protagonistes ne sont pas – en particulier pour les grimaces de douleur – des comédiens remarquables et les plus malins cachent cette insuffisance en enfouissant leur visage dans le gazon du terrain, en ne ménageant pas la partie « son » de cette comédie.

Pitoyable ou honteux, ou les deux ?

Durant le dernier match de cette étude de comportement, j’ai pu compter 26 fautes personnelles mal acquises, en 90 minutes de jeu !!!

N’étant pas amateur de mauvais théâtre, je viens, avec ce dernier match de clore ma vie de spectateur dans ce domaine.

Les arbitres n’étant pas des naïfs – expérience oblige – on se demande pourquoi la fédération internationale de football ne réagit pas à ces pitreries, qui entachent l’honneur d’un sport agréable et de loin le premier du monde en nombre d’événements et de spectateurs présentiels et téléspectateurs. La vidéo maintenant de mise pour tous les matches permet des ralentis qui ne laissent aucun doute sur ces tricheries.

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