L’extinction des dinosaures

Les hypothèses sur la disparition, assez soudaine, des dinosaures après des millions d’années de règne sont légions. Même en ne gardant que les plus raisonnables, pas si nombreuses, l’affaire est difficile à défricher.

Nous y ajoutons la nôtre, qui a au moins le mérite d’avoir un lien avec la réalité : l’existence des sauriens, eux bien présents et vraisemblables descendants des dinosaures qui disparurent voici 65 millions d’années.

En effet, outre « l’air de famille » entre dinosaures et sauriens, s’ajoute le fait que les deux espèces sont ovipares – le fait est très important – car, pour le domaine qui nous intéresse, on trouve dans ce mode de reproduction les reptiles, comme le dragon de Komodo, qui atteint 3 mètres ou le Mégalania, son « modèle » géant, qui pouvait atteindre 8 mètres et qui vivait voici peu en Australie, avant l’arrivée des aborigènes.

Or les sauriens, pondent leurs œufs près des cours d’eau et ils les répartissent, à quantités à peu près égales entre la fraîcheur du bord de l’eau et la chaleur plus marquée à quelques mètres plus haut. C’est la différence de température qui décidera du sexe le l’animal à naître. Un nid à moins de 30° génère une femelle, au-dessus de cette température naîtra un mâle.

Pour revenir à notre propos, si cette caractéristique existait chez les dinosaures, il aura suffi que la température de la planète augmente ou baisse au-dessus, ou au-dessous, de cette fourchette thermique pour qu’il ne naisse plus qu’un sexe, ce qui expliquerait la soudaineté de la disparition de ces animaux.

On peut imaginer qu’en cas de changement assez brutal du climat, les dinosaures, par instinct, se soient déplacés vers des latitudes plus hautes, ou plus basses selon le cas afin d’assurer la survie de leur espèce.

Si cette hypothèse devait être valide, on devrait pouvoir dater l’âge des fossiles en fonction des sédiments dans lesquels on les trouve, mais aussi, en tenant compte des dates de leur mort, si des migrations significativement concordantes ont eu lieu : premier mort-derniers migrants et si des sites prolifiques se trouvent à des latitudes différentes en relation avec l’âge des fossiles.

Quant aux raisons de refroidissent ou réchauffement de la planète, elles sont nombreuses, telles l’approche d’une période glaciaire ou au contraire d’une activité éruptive du soleil, etc…

Dernière heure : notre hypothèse était basée, depuis plus de 20 ans, exclusivement sur la réflexion, mais des communications du Smithsonian Institute, reprises par National Geographic, nous parlent de tortues qui démontrent le mécanisme relatif au sexe de ces animaux en relation avec la température de l’eau dans laquelle elles vivent, ce qui conforte notre hypothèse, de façon très opportune.

Liens utiles et sources :

https://www.smithsonianmag.com/smart-news/climate-change-producing-too-many-female-sea-turtles-180967780/

https://www.nationalgeographic.com/environment/2019/04/sea-turtle-sex-ratio-crisis-from-climate-change-has-hope/

https://www.nationalgeographic.com/news/2018/01/australia-green-sea-turtles-turning-female-climate-change-raine-island-sex-temperature/

Une réflexion au sujet de « L’extinction des dinosaures »

  1. Merci pour ces réflexions intéressantes et convaincantes pour l’hypothèse dont tu parles. C’est agréable d’être étayé par des recherches récentes quand on porte une intuition depuis si longtemps

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