Les universités manquent de places, de beaucoup de places. Il est temps que le « privé » s’en mêle.

L’université ne peut plus accueillir les étudiants qui souhaitent y faire carrière.

Il ne s’agit plus de quelques filières à la mode, ou de discussions byzantines sur les conditions d’admission pour telles autres.

Le temps n’est plus à se demander si les candidats doivent être orientés manu militari vers les carrières qui n’intéressent personne.

Quand les amphis débordentUn étudiant, qui, rappelons-le, n’a qu’une vie à vivre, doit pouvoir étudier la matière qui l’intéresse et l’éventualité de son rejet pour inaptitude doit rester de sa responsabilité.

L’Etat ne pouvant plus – augmentation constante des bacheliers, ce qui est une bonne chose – offrir ce service universel, il doit favoriser la création d’universités privées. La connaissance, qui arme la jeunesse pour la vie est un marché, comme n’importe quel autre.

Aujourd’hui, la première question que pose un élève ou ses parents à une institution privée est : « votre diplôme est-il reconnu par l’Etat » ? Et la réponse est le plus souvent « non ».

Comme nous sommes encore dans un pays « post-guerre, tout le monde fonctionnaire », cette réponse est presque diffamatoire. D’autres pays sont passés par là, les Etats Unis, par exemple et aujourd’hui, toutes les universités prestigieuses sont privées et grâce à leurs moyens (les élèves paient !), elles sont – de loin – les plus performantes. Les autres, les universités d’Etat, ressemblent beaucoup aux nôtres. Il s’y passe de bonnes choses, mais elles excelleraient davantage avec moins de bureaucratie et moins d’élèves, bien sûr.

Qu’on reconnaisse, comme d’Etat, les titres délivrés par le domaine privé et l’on verra fleurir des multitudes d’écoles de haut niveau répondant aux besoins du marché : écoles professionnelles, technologiques, scientifiques adaptées à la minute près aux vrais besoins du pays, rentabilité de ces établissements oblige. Le contrôle des programmes, niveau des enseignants et des examens seraient les derniers obstacles à lever. Ils l’ont été dans de nombreux pays.

Le système serait inégalitaire ? Ne pourraient s’offrir ces études que les étudiants de famille aisées ?

Il dépendrait alors de la compétence et de la détermination des dirigeants des universités publiques, décongestionnées, d’en élever le niveau.

Dans les pays où les deux systèmes cohabitent, une saine émulation existe entre public et privé, ce qui est un facteur positif de plus en faveur de la reconnaissance étatique du privé.

Il existe, dans les rectorats, comme dans tellement d’autres domaines, des dinosaures jaloux de leurs prérogatives, qui s’accrochent à un conservatisme intransigeant au détriment du progrès (qu’on excuse le pléonasme), mais dont la génération devrait disparaître bientôt !

Ce changement, fondamental pour la diffusion du savoir ne coûterait rien : une signature sur un décret.

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