L’écologie, nouvelle religion ?

Une religion doit, pour exister, réunir une communauté, définir un dogme et une liturgie.

En ce qui concerne l’écologie, la liturgie peut s’identifier, dans une société communicante par l’expression dans les médias, les réseaux sociaux et les manifestations publiques.

Quant au dogme, ossature et mesure de toutes actions, il est défini et entretenu par l’adéquation de son discours en ce qu’il parait à ses membres comme réponse pertinente à la réalité, comme adapté à la nécessité.

L’écologie utile est celle qui base ses théories et ses actions sur une analyse raisonnablement complète de ce qui devrait peut-être redonner à cette nécessité vitale sa vraie place.

Les acteurs en présence : la planète (surface, composants et atmosphère), la vie (terrestre et maritime), se décomposant (le terme est adapté) en vie végétale et animale.

A ce stade, profitons pour faire un sort à un prétentieux déplacement de la position relative Humanité-Planète : l’écologie ne peut se fixer comme but de sauver la planète, qui, comme corps céleste d’un système circumstellaire en cours de refroidissement, est tout à fait indifférente aux actions de cette moisissure que représente la vie à sa surface. La vie des espèces évoluera probablement dans le futur, en réutilisant, pour ce que la planète elle-même durera, les mêmes molécules pour engendrer d’autres entités, vivantes, intelligentes – ou non – jusqu’à, si elle tient jusque-là, ce que le soleil mourant devienne une étoile géante rouge (dans plus ou moins quatre milliards d’années) qui englobera les trois planètes les plus proches (Mercure, Vénus et la Terre). Tout ce que peut faire une écologie intelligente, c’est sauver l’humanité et les espèces qui sont nécessaires à cette survie.

Ce constat incite à un examen qui a comme préalable l’acceptation du fait que l’Humanité est la priorité de toute réflexion et action dans ce domaine. De comiques imbéciles, excessifs comme peuvent l’être les fanatiques de toutes couleurs, nous disaient récemment que couper un arbre, c’était comme tuer un homme, supprimer une vie. Ce sont les mêmes qui militent le plus souvent pour le végétarianisme, qui doivent dès lors avoir de la compassion pour les cadavres de poireaux dans leur assiette.

L’écologie réelle n’a que faire des indignations larmoyantes qui ne jouent que sur des absurdités, car elle a suffisamment de travail pour fixer les priorités et les faire admettre, ce qui est n’est pas le plus facile, compte tenu des absurdités de l’écologie religieuse.

Si l’humanité doit survivre, elle doit prendre comme base de vie non seulement d’épargner, mais de favoriser les autres espèces qui sont indispensables à sa survie. Il s’agit là de saine efficacité et non de sensiblerie infantile. Albert Einstein disait que si les abeilles disparaissaient, il resterait quatre ans à vivre à l’humanité. Il se référait bien sûr, à la pollinisation, sans laquelle la vie végétale ne survivrait pas, et tous ceux qu’elle nourrit, pas davantage : la plupart des mammifères et par défaut de ceux-ci, tous les carnassiers et bien sûr, les oiseaux. La vie maritime, de la même façon qu’elle a probablement précédé la vie terrestre, lui survivra. Il serait alors intéressant de voir cette origine vivante secréter une nouvelle évolution terrestre dans les mêmes conditions, c’est-à-dire une nouvelle aventure de quelques centaines de millions d’années.

L’autre côté de la médaille : l’évolution originaire s’est faite en accord avec le premier principe de la thermodynamique : un système clos ne peut pas produire plus d’énergie qu’il n’en reçoit du milieu extérieur (abrégé).

Concernant la vie – et la survie – elle a évolué et été maintenue par la satisfaction des besoins de chaque « classe-genre-espèces ».

La vie maritime, milieu clos, subsiste grâce à ses « végétaux » (algues, microorganismes), et la dynamique proie-prédateur, les plus gros s’alimentant des plus petits, les plus forts des plus faibles, etc. Rien d’autre ne fonctionnerait.

La vie végétale, pour faire court, trouve son alimentation dans l’eau, les sucres de la photosynthèse (soleil) et certains minéraux du sol. C’est donc une vie de réception, qui, à l’exception de singularités (plantes carnivores) n’est pas prédatrice.

Le monde, de loin le plus nombreux (hors le maritime), celui des insectes, est prédateur de tous les autres vivants et du sien propre, entre espèces.

Les reptiles sont, pour les petits, insectivores et les gros, omnivores.

Viennent ensuite les oiseaux, comme les reptiles dont ils se rapprochent beaucoup, avec les mêmes bases alimentaires.

Enfin les mammifères : herbivores, carnassiers et omnivores.

En tête, l’Homme ! Qui, depuis son apparition sur terre, a consommé les aliments propres à lui permettre de croîstre, arriver à maturation et procréer. Ses aliments, de quatre ordres, lui sont indispensables : des protéines, des sucres, des graisses et de l’eau.

Comme tous les autres êtres vivants, il tire ces substances nutritives, depuis toujours, de son environnement.

La démographie l’exigeant, il a inventé l’agriculture et l’élevage, plutôt que d’aller brouter ses végétaux dans les champs ou de rattraper les lièvres à la course pour les protéines.

Les végétaux et les animaux qui le nourrissent sont plutôt mieux traités (hors industriels voyous) que ceux, sauvages, des mêmes familles qui doivent chercher leur pitance avec moins de succès, bien souvent.

Au nom de quelle philosophie suicidaire l’espèce humaine devrait abandonner les caractéristiques omnivores qu’a établi pour lui la nature ?

Et, hors alimentation, les végétaux – les arbres en particulier – ont de tout temps fourni le bois de chauffage, celui des charpentes, des meubles, des chars et charrettes, etc. On peut douter du fait que les écologistes-religieux vivent sans meubles

Quant aux causes que défend l’écologie raisonnable, sur les gaz à effet de serre, les insecticides (pauvres pucerons), le respect global de la nature, elles sont nobles et affaire de tous, bien qu’assez mal soutenues face à la voracité financière de ceux qui produisent les toxiques. Là est la vraie lutte, au lieu d’interdire les arbres de Noël.

La véritable écologie ferait plus d’adeptes si l’écologie-religion se faisait plus discrète, car ses thèses, souvent excessives, quelques fois jusqu’au ridicule, n’attirent pas les gens de qualité.

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