La « loi » d’attraction.

Après le « think positive » des années ’60, voici la nouvelle mode pour faire de l’argent avec les angoisses de l‘être humain.

lampe d'aladinEn résumé, l’affaire est basée sur une contradiction : d’un côté « attirer » (en provenance de l’Univers) ce que l’on souhaite et d’un autre, comprendre que l’essentiel est en nous.

Mais comme l’Homme vulgaire ne peut résoudre ce dilemme, les gourous à la mode écartent, d’un revers de main, ce qui fait la grandeur de l’être : ses capacités de questionnement, certes génératrices d’angoisse face aux profondeurs intérieures et aux ignorances fondamentales extérieures, mais qui donnent aussi la dimension infinie – le seul absolu à la portée de l’Homme : la conscience de son impermanence.

Les méthodes supposées lever les obstacles entre soi et soi-même pour devenir un bon « demandeur », seule manière d’obtenir, ont de quoi « ravir » les philosophes et les psychanalystes : apprendre à méditer, atteindre le plus profond de notre subconscient (rien que ça !), écarter les « blocages » et autres subterfuges qui conduisent à une conclusion péremptoire : si nous n’y arrivons pas, c’est à cause de notre incapacité princeps : notre ignorance.

Toute la « remoulure » sur le « tout est de notre fait », les forces qui sont en nous, les obstacles qu’on nous apprendra à lever, qui nous empêchent d’accéder à nos capacités salvatrices n’est qu’un mélange de Bouddhisme mal compris, de PNL mal interprétée et de méthodes introspectives analytiques comiquement « mystérisées ».

Quant à la finalité « savoir demander pour recevoir », c’est un remake (imitation, mais sans l’esprit) d’une des parts les plus importantes du message christique :

Luc 11:9, Jean 15:7,  Matthieu 7:11 et 21:22,

Et biblique :

Psaumes 37 :4 ,  Esaï 39 :19

Parmi des dizaines d’autres sur le même thème : « demandez et vous recevrez ! »

Dans les textes judéo-chrétiens, ce qui assure l’efficacité de la méthode, c’est la foi.

Dans l’arnaque de la « loi d’attraction », la méthode, on nous la vend.

Le « ta foi t’a sauvée » de Jésus à la femme qui a touché sa tunique (luc 7 :50, Matthieu 9 :22, Marc 10 :52) est remplacée par « ta foi nous a enrichis ».

Et si nous n’en tirons rien, c’est que nous ne sommes pas des cas désespérés. Cette dernière escroquerie à la mode serait risible si elle ne s’adressait pas essentiellement à des êtres en souffrance.

C’est un excellent exemple (plus triste qu’excellent) du mauvais usage de la liberté d’entreprendre. Dans des sociétés moins permissives, ce genre de démarches sont punissables…

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